Oscar (10 ans) cherche éditeur : Le mille-pattes aux 1001 questions

Publié le par Oscar

OSCAR (10 ans) cherche EDITEUR 

 

Exemple d'un conte :

 

LE MILLE PATTES AUX 1001 QUESTIONS

 

Il était une fois un mille-pattes, qui avait mille et une pattes. Et un petit garçon, blond, d’une dizaine d’années environ, Jean.

 

Jean se baladait dans un jardin public car il adorait les fleurs. Il adorait sentir leur parfum, surtout celle des roses. Il se baissa pour en sentir une. Quand il entendit un pétale qui lui dit : Eh toi là, tu voudrais avoir des réponses à tes questions ? Ensuite, Jean examina de plus près le pétale avec sa loupe, très intrigué (il avait toujours sa loupe sur lui pour regarder les fleurs qu’il n’avait jamais vu auparavant) : il vit un mille-pattes et celui-ci lui dit :

-          Tu peux me poser 1001 questions, je connais toutes les réponses.

Sceptique Jean lui demanda :

-          Ah bon, essayons : quel age j’ai ?

-          Dix ans, 1 mois, 2 semaines, et 5 heures. Pour relire la réponse voir patte 1.

-          Ouah ! Super fort ! lui dit Jean.

Le millie-pattes reprit :

-          Je m’appelle Milou et toi t’est Jean.

-          Trop cool, répliqua Jean abasourdi.

-          Merci, merci, il te reste 1000 questions.

-          Est-ce que Dieu existe ?

-          Milou, géné, lui avoua : Ben heu, tu sais c’est difficile, : j’ai 501 pattes qui y croient et 499 qui n’y croient pas. Tu as déjà fait le calcul, j’en ai une qui est neutre ! Mais elle est occupée par ta première question. Autrement dit, je ne sais plus ou caser ta réponse ! T’as d’autres questions ?

-          Où puis-je trouver une carte de toutes les roses de la ville ?

-          Voir patte 2 : sous le marronnier situé derrière ma rose.

Jean alla chercher la carte et revint près du mille-pattes. Il lui demanda :

-          C’est pas une question mais je voudrais savoir si je pourrai t’emmener avec moi sans prendre racine là devant ta rose ?

-          Dommage ! C’est une question. A ce que je sache, ta phrase commençait par une majuscule et se terminait par un point d’interrogation. C’est donc classé comme une question. La réponse est oui. Voir patte 3.

Jean explosa de colère :

-          Non mais tu te fiches de moi ?

-          Oui. Voir patte 4. Mais tu peux toujours m’emmener chez toi, j’adore voyager.

Enervé, Jean le fourra dans sa poche et rentra chez lui. Arrivé dans sa chambre, il posa Milou sur son bureau et lui dit :

-          Bon, je n’ai plus de questions à te poser aujourd’hui. Je dois faire mon travail. Je t’apporte une boite d’allumettes, gros format, ce sera ton lit d’accord ?

-          Oui. Voir patte 5.

-          Oh t’est horripilant avec tes renvois voir patte chose !

Mais Milou protesta : c’est automatique, je peux pas faire autrement. Et puis, tu sais, j’ai un problème, j’ai oublié mes chaussons sous ma rose…

-          Quoi ?

-          Bis. J’ai oublié mes chaussons sous ma rose. Voir patte 6

-          Mais, mais…

-          Mais non c’était une blague !

-          C’est vrai ?

-          Oui. Voir patte 7.

-          Mais non mais non

-          Oh c’est bon, personne n’a le sens de l’humour ici ! Tu en es à la patte 7. Bon où est ma boite d’allumettes ?

-          Ici, dit Jean en désignant son bureau.

Milou alla dans son lit, vit que la boite était encore pleine d’allumettes et dit à Jean :

-          Dis, le lit est occupé ! Y a plein de pattes de géant raide à bout rouge là dedans ! En plus je suis pas fumeur, fumer tue. Vires-moi ces horreurs s’il te plait.

-          Oh la la je vais te les vider. Voilà. Bon maintenant, laisses-moi travailler.

Jean se dit alors en lui-même : heu… 380 divisé par 15 ça fait combien ?

Là, il entendit une petite voix étouffée qui lui disait le résultat : 25,333333333, voir patte 7.

-          Ah non j’en ai marre Milou, laisses-moi bosser, déjà que j’y arrive pas alors si tu t’y mets en plus je finirai jamais ces séries d’opérations ! Moi j’aime le calme.

-          Alors je m’ennuie.

-          T’as de la chance, c’est très bien de s’ennuyer. Au moins tu peux réfléchir lui dit Jean.

-          Mais réfléchir a quoi ?

-          Bah  à tout ! Et puis c’est à moi de poser les questions ici ! Alors la ferme s’il te plait ! Dès que j’ai terminé mes op, on reparleras.

-          Mais laisse-moi les faire à ta place, ce serait plus rapide.

-          Ça c’est sur, plus lent que moi c’est pas possible, mais je peux pas te laisser les faire, ce serait de la triche, c’est pas bien.

-          Ah bon, t’as pas le droit ? dit Milou.

-          Ben évidemment ! Quelle question débile ! répliqua Jean exaspéré.

-          Aucune question n’est débile ! cria Milou, vexé et peiné.

Jean se mit alors à faire ses opérations à toute vitesse, attristé d’avoir fait de la peine à son nouvel ami et très désireux de parler à nouveau avec lui.

-          Voilà, j’ai fini mon travail, je vais te poser une question si tu veux bien dit Jean tout doucement.

-          Mum… fit Milou boudeur.

-          Une question drôle, une énigme : qu’est-ce qui est vert et a un cœur et n’est pas un extraterrestre ?

-          Pfouh, trop fastoche ! Voir patte 8 : Une salade ! Bien qu’avec les sachets, les salades n’aient plus de cœur.

Jean rigola.

-          Une énigme plus dure alors : qu’elle est la question à laquelle il est impossible de répondre oui sans mentir ?

-          Heu, heu, attends, je réfléchis dit Milou. Ah oui j’ai trouvé, voir patte 9 : est-ce que tu est mort ? Il est impossible d’y répondre oui pour de vrai.

Et ça continua ainsi, des jours et des jours.

Jean adorait Milou. Et Milou le 1000 pattes adorait Jean.

Un jour, Jean séchait sur un problème de maths et demanda de l’aide à Milou. Dès la solution obtenue de Milou, Jean lui dit :

-          Ah heureusement que t’es là ! Je ne sais pas comment je pourrai faire sans toi. En plus j’adore tes réponses, toujours justes et courtes, « concises » comme tu dis. Pas comme celles longues et rabâchées 10 fois des adultes. En fait, je crois même que je suis un peu jaloux de toi et de toutes tes connaissances.

-          Bah, pourtant il va bien falloir que tu te passes de moi bientôt. Et surtout tu n’as aucune raison d’être jaloux de moi car je ne suis rien sans toi, une réponse sans question n’existe pas. Toi tu as la richesse de tes questions.

-          Quoi, quoi ? Pourquoi me passer de toi ?

-          Oh, deux questions en une, tu exagères ! Je croyais t’avoir appris la concision ! lui dit tristement Milou.

-          Changes pas de sujet Milou, t’es lourd là, lui dit Jean, inquiet.

-          D’accord, je suis aussi triste que toi mais voilà : voir patte 999, je n’ai plus beaucoup de réponses pour toi.

-          Pas possible, oh non pas déjà ! dit Jean en se mettant à pleurer. Que vas-tu devenir , tu ne vas pas mourir dis ?

-          Non, rassures-toi, voir Patte 1000 : je n’ai que 1001 questions par enfant. Tu comprends, comme tous les enfants se posent des tonnes de questions, après avoir épuiser mon stock de 1001 pattes-réponses par enfant, je dois changer d’enfant ; je dois retourner auprès de ma rose en attendant qu’un nouvel enfant me remarque. Mais bien sur, tu pourras continuer à me voir et nous resterons amis pour la vie, tu verras patte 1001.

-           Mais c’est terrible, je vais te perdre alors. Que vais-je devenir sans toi ? dit Jean en pleurant énormément.

-          Voir patte 1001. Tu vas devenir grand. Car avec moi tu as découvert l’une des plus grandes richesses de l’homme : sa capacité à se poser des questions à l’infini.

Et PFOUHH le mille-pattes devint un livre.

Publié dans Textes

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